Nuancier pédagogique :
Teinter sa posture
Réfléchir à sa posture professionnelle
Chaque geste, chaque mot, chaque regard est une couleur : choisissons les avec soin et authencité !

Cette formation vise à développer une posture de formateur·trice plus consciente et soutient la réflexion sur l'authenticité, l'approche des relations interpersonnelles et les pratiques de facilitation.
Elle privilégie l'analyse réflexive à partir de situations professionnelles vécues.
La formation remet éventuellement en question ses certitudes en s'enrichissant d'approches théoriques reconnues telles que, par exemple, les travaux de Paulo Freire, Edgar Morin, Eugène Enriquez, Mireille Cifali, Philippe Meirieu, Anne Jorro ou Daniel Favre...
Exemples d'objectifs
Pinceaux en poche
- Identifier ses représentations de la transmission, de l’autorité et de la relation pédagogique et/ou éducative
- Analyser les effets de sa posture sur les dynamiques d’apprentissage
- Repérer ses zones de confort et ses "angles morts"
- Pratiquer la juste distance, la présence, l’écoute et la congruence
- Interroger l’éthique de son accompagnement
- Mobiliser des cadres théoriques pour éclairer ses choix
Exemples de contenus
Palettes de couleurs
- Les "essentiels" en communication
- Communication Non Violente
- Représentations et biais cognitifs
- Posture et relation pédagogique : cadre, présence, autorité, confiance
- Approche Centrée sur la Personne
- Maïeutique et accompagnement
- Droit à l’erreur, désir d’apprendre, rôle du conflit sociocognitif
- Ecueils des bonnes intentions
- Responsabilité professionnelle
- "Faire de sa vie une histoire..." comme dirait Alex Lainé
Ce qui fait la qualité de cette formation
Un parcours introspectif pour révéler votre couleur
Loin d'un “modèle de bonne posture”,
un cheminement sensible et éclairé
Une exploration de vos ambitions et des échanges, du partage et...
un peu d'écriture...
Modalités indicatives et personnalisables
selon les objectifs et le format d'intervention choisis
Public
- Animateur·trice
- Formateur·trice
- Maître·sse d'apprentissage ou tuteur·rice salarié·e en entreprise
souhaitant (ré)interroger leur pratique
- Professionnel·le en reconversion vers la formation
- Équipe en recherche d’un alignement posture/pédagogie/valeurs
Inclusion des personnes en situation de handicap
-
Groupe de 12 personnes maximum
Pré-requis et conditions d'accès
- Niveau de qualification 4 (ou équivalent) recommandé
Réception CV des participant·e·s suivie d'un questionnaire de motivation/positionnement + entretien éventuel = évaluation de l'adéquation profil/objectifs/moyens
Durée
Une formation ne se résume pas à une simple transmission d’informations. Elle nécessite du temps pour assimiler les contenus, se les approprier. Elle repose aussi sur la répétition et la mise en pratique.
C’est pourquoi, selon les besoins, cette formation s’organise sur un minimum de 21h (équivalent à 3 jours).
Modalités
Journées de formation non consécutives
Sur site (déplacement envisageable au niveau national)
Formation hybride :
- Majoritairement en présentiel
- Accompagnement en distanciel
Format adaptable
Supports
Un espace numérique ressources (type "padlet") rassemblera l’ensemble des contenus abordés en formation.
Evaluation et attestation
- Positionnement en amont de la formation
- Auto-évaluation et co-évaluation pendant la formation + débriefs réguliers
- Questionnaire satisfaction
- Suivi post-formation
-
Action non certifiante, ni qualifiante
Délivrance d’une attestation de suivi de formation à faire valoir dans le CV.
Tarif
Demandez un devis
variable selon : individuel ou collectif - distance du site - répartition présentiel/distanciel - format/contenu défini
Accessible sur fonds propres
Financements OPCO envisageables
Du vécu au partage
Vingt ans d'expérience m'ont confrontée à des écueils dans l'accompagnement dont j'ai conscience aujourd'hui. Mon approche privilégie la transparence sur mes questionnements et limites.
Dès mes premiers pas de formatrice BAFA, j'ai découvert l'impact durable de nos mots sur les apprenant·e·s, cette responsabilité du "pouvoir" que nous détenons. Nous marquons durablement les personnes au-delà du partage de savoirs.
Mon parcours en MFR m'a enseigné la "juste distance" et l'art délicat d'accompagner sans envahir. Quelques échecs cuisants m'ont appris plus sur la posture que mes réussites. En tant que Coordinatrice Pédagogie et Education, l'accompagnement individuel d'apprenant·e·s en difficulté m'a révélé les dangers de l'idéalisation : vouloir transformer, imposer sa vision plutôt que faire émerger celle de l'autre, avoir tendance à modeler plus qu'à révéler les potentiels.
Notre métier exige une vigilance constante sur nos propres dérives. Cette vulnérabilité assumée constitue le socle d'un accompagnement authentique et lucide : accepter que chaque situation de formation soit "dangereuse" et reconnaître l'incertitude et l'imperfection comme composantes de l'acte éducatif.
La diversité de publics avec laquelle j'ai travaillé m'a appris l'adaptation permanente. Mes difficultés ont enrichi ma compréhension des résistances et de ce qu'est l'humilité.
J'ai animé de nombreuses formations sur la Communication Non Violente, la gestion de conflits, la relation éducative, l'écoute active...
3 bonnes raisons de vivre cette formation :
1
Ce que vous ressentez et avez envie de changer...
Vous animez, vous formez, vous accompagnez... mais vous n'avez pas le temps de prendre du recul sur votre manière d'agir et ses impacts... vous souhaitez questionner vos automatismes et vous ouvrir à d'autres conceptions.
Une formation pour interroger votre éthique, clarifier vos intentions pédagogiques, ajuster votre posture.
Identifiez vos représentations, questionnez les, et explorez d’autres manière d'être et de faire, leurs effets sur les individus, sur les dynamiques d’apprentissage… et les possibles qu’ouvre la posture de facilitateur·trice.
2
Ce que dit Mireille Cifali, professeure honoraire de l’université de Genève, autrice du "Lien éducatif : contre-jour psychanalytique" (Puf, 2005)
" Ce qui est tellement normal pour soi, on ne comprend pas qu’un autre ne puisse pas le comprendre tout seul sans que nous ayons besoin de l’expliciter. Une explication n’est pas une justification culpabilisante. Il s’agit d’expliciter ce qui va de soi pour soi, mais qui ne va jamais de soi pour l’autre. C’est une position par rapport à un autre, tenir compte de lui comme quelqu’un de différent."
Être impliqué est inévitable et exige de gérer ses sentiments (même l'agacement ou le désir de punir) tout en maintenant une " bonne distance ". Vouloir être " trop bon " ou éviter le conflit peut être contre-productif et empêcher la rencontre authentique.
Le challenge est de naviguer constamment entre les contraires (écoute/conflit, théorie/intuition) et d'accepter le risque et l'imperfection comme partie intégrante de la relation humaine et de l'apprentissage.
Cifali, M. (2015). Une altérité en acte, grandeur et limites de l'accompagnement. Dans Les pédagogies de l'accompagnement.
3
Ce qu'a dit Jean Jaurès devant la chambre des députés en 1910 dans des discussions sur le budget de l’instruction publique
" On n’enseigne pas ce que l’on veut ; je dirai même que l’on n’enseigne pas ce que l’on sait ou ce que l’on croit savoir : on n’enseigne et on ne peut enseigner que ce que l’on est. "
La compétence d’un·e formateur·trice ne se mesure pas à ses savoirs ou à ses outils pédagogiques.
Ce qui fait la différence, c’est sa posture : sa manière d’être, d’écouter, de créer un climat de confiance et d’incarner ce qu’il ou elle partage...
